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Assurances des copropriétaires-bailleurs Faut-il souscrire une assurance copropriétaire non occupant dite PNO (Propriétaire Non occupant)

Le 7 janvier 2008, par Jacques LUNDGREN,

Qu’en est-il vraiment ?

La plupart des copropriétaires-bailleurs se considèrent suffisamment couverts par

- les contrats d’assurance de leur immeuble
- l’assurance de leur locataire
- et leur assurance personnelle habitation...

Qu’en est-il vraiment ?

L’assurance de l’immeuble couvre effectivement les parties immobilières communes et privatives pour les dommages qui leurs sont causés dans la limite des garanties et des montants souscrits...

L’assurance du locataire ne couvre que sa responsabilité locative et son mobilier personnel...

Quant à l’assurance personnelle habitation du copropriétaire, elle ne couvre pas les biens immobiliers mis en location.

En dommages directs

La garantie soit du locataire, soit de l’immeuble peut jouer mais la couverture est insuffisante ou il y a une franchise ou il y a litige :

Exemples
- fuite sur descente des eaux usées de l’immeuble montant des dégâts : 5000 euros franchise 10% soit 500 euros non couverte,
- un incendie rend inutilisable le bien loué, l’assurance de locataire est insuffisante et l’immeuble ne couvre pas la perte de loyers du copropriétaire…
- suite à vol ou tentative de vol, la porte palière du bien loué est fortement endommagée, il faut la remplacer, aux frais du copropriétaire lequel doit à son locataire le clos et le couvert, litige avec le syndic
- dégât des eaux, le syndic se refuse à faire une déclaration...
- un sinistre dégâts des eaux traîne en longueur, les experts de l’immeuble et du locataire n’arrivent pas à s’entendre sur l’origine du sinistre... La garantie PNO interviendra : l’assureur ouvrira un dossier, mandatera son expert, règlera les dommages et procèdera ensuite aux recours de droit qu’il convient, le tout sans heurt, dans les délais les plus courts et au profit du bailleur...

La garantie n’est pas acquise, ni du côté de l’immeuble, ni du côté du locataire :

Exemples :
- éclatement d’une canalisation par gel, pendant la vacance des locaux…
- acte de vandalisme...
- événement climatique, inondation ou catastrophe naturelle... Dans ce cas, évidemment, la PNO jouera pleinement son rôle d’assurance complémentaire.

En responsabilité civile du copropriétaire :

La responsabilité civile du bailleur peut aussi être entraînée de facto pour des faits qui lui sont imputables : défaut d’entretien ou de non conformité du bien loué :

Exemples :
- incendie dû à la vétusté des équipements électriques du bien loué…
- dommages corporels et blessures aux victimes à la suite de l’explosion d’un chauffe-eau défectueux…
- quelqu’un s’électrocute avec une installation électrique trop vétuste et non conforme…
- dommages aux mobiliers et aux objets de valeur du locataire…
- vice de construction reconnu : installation d’une salle de bains ou d’un wc non conformes…

Et pour tous les sinistres où la présomption de responsabilité du locataire ne pourra être retenue et qui resteront donc à la charge du copropriétaire-bailleur, seul responsable…

Et encore :

En cas de litige avec le locataire : pour tous les recours et pour tous les frais de procédure à prendre en charge…

Il est donc important et nécessaire : de vérifier au plus près et en détail les garanties acquises ou non dans les contrats d’assurance des immeublee et des locataires, et ce périodiquement… car les changements sont féquents...

C’est pourquoi nous vous conseillons, de souscrire un contrat personnel PNO, spécifique et adapté qui couvre en général les risques non couverts par ailleurs et les insuffisances souvent constatées.

C’est le prix de votre tranquillité

Il comprend toutes les garanties indispensables : incendie, dégâts des eaux, explosion, attentats, vol et tentative de vol, tempête, bris des glaces, catastrophes naturelles, défense-recours et protection Juridique.

Le coût de ce contrat n’est que de quelques dizaines d’euros par an ttc, donc tout à fait abordable et de plus le montant de la cotisation est déductible à 100% du montant des revenus fonciers…

Alors pourquoi s’en priver !

Bon à savoir : Peuvent être ajoutées au contrat les garanties dites de « loyers impayés » et de « vacance locative »

et à noter : Les risques commerciaux en copropriété s’analysent de la même façon que les Risques des particuliers.

CONSULTEZ-NOUS SANS TARDER...

Jacques Lundgren : Renassur, Cabinet Simon - Courtage d’Assurances

 

Commentaires de l'article

 
JB CARLOU
Le 14 novembre 2008

Je possède un studio que je loue dans une copropriété, l’immeuble est déjà assuré par le syndic. Ne s’agit-il pas d’un double emploi ?

Merci

 
Jacques Lundgren
Le 14 novembre 2008
Nous conseillons de souscrire un contrat d’assurance PNO qui couvre des dommages immobiliers dans votre logement, mais aussi votre responsabilité civile personnelle en votre qualité de co-propropriétaire qui peut être engagée, par exemple, à la suite d’un vice caché. Par ailleurs, le contrat immeuble du syndic couvre bien les parties privatives et immobilières de votre logement, mais il se peut que ce contrat comporte une franchise, notamment en dégats des eaux, d’où l’intérêt d’avoir une garantie complémetaire personnelle. S’il s’agit d’un risque commercial, la souscription d’un contrat PNO est à notre avis indispensable, car générallement les contrats immeubles ne couvrent pas les aménagements et embellisement des locaux commerciaux.
 
suisse
Le 10 février 2009
Je suis PNO,je loue des studios meublés dont un a provoqué un dégat des eaux du à la bonde de douche et l’écoulement dans des bureaux en dessous de mon étage. Un expert judiciaire décide de tout refaire le faux plafond pour un montant de plus de 10000 € ht. l’assurance de la copropriété peut elle prendre en charge ce sinistre merci de votre réponse
 
Jacques LUNDGREN
Le 13 février 2009

Bonjour, Pour ce problème, il est évident que l’expert judiciaire est souverain en la matière pour décider des travaux à faire et ceci n’est pas à priori contestable.

En ce qui concerne la prise en charge du sinistre, l’assurance de l’immeuble peut intervenir mais compte tenu de l’origine du sinistre qui n’est pas dû à une faute immeuble, il est à craindre un recours contre vous en votre qualité de PNO, sauf à vérifier les clauses du bail consenti à votre locataire. Il faut en parler aux compagnies d’assurance des parties y compris la vôtre si vous êtes assuré en qualité de propriétaire non occupant.

 

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